Bien que certaines actions paraissent anodines, leur répétition au quotidien peut rapidement peser lourd sur la productivité et la satisfaction client. Il n’existe pas de classement universel des erreur en entrepôt. Leur impact dépend du volume de commandes, de la valeur des produits, du secteur d’activité et de l’organisation de chaque entreprise. Cependant, certaines erreurs reviennent régulièrement. Découvrez celles qui coûtent le plus cher et les bonnes pratiques pour fiabiliser les stocks, le picking et les expéditions.
En résumé
|
||
Erreur n°1 : travailler avec des stocks peu fiables
Sur l’écran, il reste dix articles, mais dans le rayonnage, il n’y en a plus que huit. Cet écart peut sembler minime : seulement deux articles. Pourtant, il suffit parfois de quelques unités manquantes pour bloquer une préparation, retarder une commande ou déclencher un réapprovisionnement en urgence.
Pourquoi les écarts de stock coûtent-ils si cher ? 🧐
Un stock incorrect peut entraîner :
- des ruptures non anticipées ;
- des commandes clients impossibles à honorer ;
- des achats ou transferts réalisés dans l’urgence ;
- un surstock de précaution ;
- des inventaires supplémentaires ;
- du temps perdu à rechercher des produits ;
- une occupation inutile des emplacements.
Une étude publiée en 2023 montre que l’inexactitude des données de stock affecte notamment la productivité du picking, les ventes perdues et l’utilisation de la capacité de stockage. Elle souligne que le comptage cyclique peut réduire ces écarts, même s’il doit parfois être complété par d’autres améliorations opérationnelles. Le problème ne vient donc pas uniquement de la valeur des articles manquants, mais de toutes les décisions prises à partir d’une information erronée.
🔗 À lire aussi : Ecart de stock : pourquoi en a-t-on et que faire ?
Comment fiabiliser les stocks ? ✅
La fiabilité commence dès la réception. Chaque marchandise doit être contrôlée, identifiée et affectée au bon emplacement. Ensuite, tous les mouvements doivent être enregistrés : transfert, prélèvement, retour, mise au rebut ou changement de dépôt. Les bonnes pratiques consistent notamment à :
- scanner les articles lors des opérations ;
- identifier clairement les emplacements ;
- réaliser des inventaires tournants ;
- analyser régulièrement les écarts ;
- synchroniser les mouvements avec l’ERP ;
- limiter les saisies manuelles.
Un WMS (Warehouse Management System) comme Satelix WMS permet d’enregistrer les mouvements au moment où ils ont réellement lieu. Le stock informatique évolue ainsi en même temps que le stock physique, et non plusieurs heures plus tard.
Erreur n°2 : sous-estimer les erreurs de picking
Mauvaise référence, quantité incorrecte, article oublié, mauvais lot… L’erreur de picking est probablement l’une des erreurs en entrepôt les plus visibles. Mais son véritable coût reste souvent sous-estimé.
Une erreur de préparation ne coûte jamais qu’un seul produit ☝️
Lorsqu’une mauvaise référence est expédiée, l’entreprise doit généralement traiter la réclamation, organiser le retour, contrôler le produit retourné, remettre l’article en stock, etc. À cela peuvent s’ajouter un geste commercial, mais parfois aussi une dégradation de la relation client.
Les recherches consacrées aux erreurs de traitement des commandes associent ces erreurs à une utilisation inefficace des ressources, à des retours coûteux et, par conséquent, à une insatisfaction client. Elles identifient notamment les données incorrectes, les méthodes manuelles et les processus mal standardisés parmi les causes possibles. Cette vigilance est d’autant plus importante que la préparation de commandes peut représenter jusqu’à 55 % des dépenses opérationnelles d’un entrepôt. Il s’agit donc d’un poste prioritaire.
Comment réduire les erreurs de préparation ? 🔍
Le premier réflexe consiste à sécuriser le prélèvement plutôt qu’à contrôler uniquement la commande une fois terminée. Plusieurs actions peuvent être mises en place :
- guider le préparateur vers le bon emplacement ;
- scanner l’article prélevé ;
- vérifier automatiquement la référence et la quantité ;
- gérer les numéros de lot ou de série ;
- signaler immédiatement une anomalie ;
- contrôler le colis avant son expédition.
Avec un WMS comme Satelix, chaque étape de la préparation peut être guidée et contrôlée depuis un terminal mobile. 📱 Le préparateur sait où aller, quel article prélever et quelle quantité récupérer. En cas d’erreur, une alerte (paramétrable) apparaît immédiatement, avant que le mauvais produit ne parte chez le client. Résultat : moins d’hésitations, moins de corrections et moins de colis qui reviennent quelques jours plus tard.
Erreur n°3 : ranger les produits sans logique opérationnelle
Un entrepôt peut être parfaitement propre et pourtant très mal organisé. Lorsque les références les plus demandées sont placées au fond du bâtiment, que les produits souvent commandés ensemble sont éloignés ou que les articles lourds sont difficiles d’accès, les préparateurs passent une grande partie de leur journée à marcher. Et dans un entrepôt, les kilomètres finissent par se transformer en heures de travail.
Le mauvais adressage augmente les déplacements 🏃♀️➡️
Une étude consacrée à l’optimisation des emplacements rapporte que, dans le cas analysé, environ 40 % du temps de préparation était consacré aux déplacements. Elle rappelle également que la position des références et la stratégie de stockage influencent directement la distance parcourue. Un mauvais rangement peut donc provoquer :
- des trajets plus longs ;
- des croisements et de la congestion ;
- une fatigue supplémentaire ;
- une baisse du nombre de lignes préparées ;
- des risques d’erreur plus élevés ;
- une augmentation des délais d’expédition.
Comment organiser efficacement les emplacements ? 📦
L’implantation doit tenir compte de plusieurs critères (fréquence de rotation, poids / volume des articles, saisonnalité, FIFO / FEFO…). Une analyse ABC constitue souvent un bon point de départ. Les références à forte rotation peuvent être placées dans les zones les plus accessibles et les articles moins demandés peuvent occuper des emplacements plus éloignés. En revanche, cette organisation ne doit pas être figée. Les ventes évoluent, les gammes changent et les pics saisonniers modifient souvent les priorités. Le rangement doit donc être réévalué régulièrement.
🔗 À lire aussi : Les méthodes de suivi des stocks
Avec un WMS comme Satelix WMS, les équipes disposent d’une vision plus claire des emplacements et des mouvements de marchandises. La solution facilite l’adressage des produits, guide les opérateurs vers les bonnes zones et permet d’adapter l’organisation de l’entrepôt à l’activité réelle. Les parcours sont donc plus courts, permettant de gagner du temps et surtout d’éviter les aller-retours inutiles.
Erreur n°4 : multiplier les ressaisies et les outils déconnectés
Une commande est enregistrée dans l’ERP. Elle est ensuite imprimée, transmise à l’entrepôt, annotée par le préparateur puis saisie une nouvelle fois après l’expédition. Chaque étape supplémentaire crée une nouvelle occasion de perdre une information ou de faire une erreur.
Pourquoi les ressaisies fragilisent-elles l’entrepôt ? 🤔
Lorsque les outils communiquent mal entre eux, plusieurs versions d’une même information peuvent circuler (quantité différente entre ERP et fichier Excel, modification sur le papier…). Les équipes finissent alors par passer du temps à vérifier quelle donnée est la bonne. Le coût des outils déconnectés ne se limite donc pas à la ressaisie. Il comprend aussi les interruptions, les recherches, les corrections et les décisions prises trop tard.
Comment fluidifier la circulation des données ? 🚚
L’idéal est de disposer d’une donnée unique, partagée entre les opérations terrain et les outils de gestion. Une connexion entre le WMS et l’ERP permet notamment de :
- récupérer les commandes sans ressaisie ;
- transmettre les réceptions validées ;
- mettre à jour les stocks ;
- enregistrer les transferts ;
- transformer les documents commerciaux ;
- remonter les informations d’expédition.
Avec Satelix WMS, les opérations réalisées depuis les terminaux sont synchronisées avec l’ERP. Le WMS guide la réception, enregistre les transferts, met à jour les stocks et accompagne la préparation jusqu’à l’expédition.
Erreur n°5 : considérer la sécurité comme un sujet secondaire
La productivité ne consiste pas à demander aux opérateurs d’aller toujours plus vite. Des allées encombrées, des charges mal positionnées, des gestes répétitifs ou des flux de chariots mal organisés peuvent provoquer des accidents, des arrêts de travail et une fatigue durable.
Le coût humain devient rapidement un coût opérationnel ❌
Dans le secteur français du transport et de la logistique, les troubles musculosquelettiques représentent 93 % des maladies professionnelles reconnues. L’Assurance Maladie estime également à 61 millions d’euros par an les sommes payées par les entreprises pour couvrir les dommages liés à ces sinistres. Au-delà de ces coûts directs, un accident peut générer :
- une interruption de l’activité ;
- le remplacement d’un collaborateur ;
- une désorganisation des équipes ;
- des dégâts matériels ;
- une baisse de la capacité de préparation ;
- une dégradation du climat de travail.
La sécurité n’est donc pas opposée à la performance. Elle en est l’une des conditions.
Comment améliorer la sécurité sans ralentir l’activité ? 💡
Une organisation plus sûre passe notamment par :
- des zones de circulation clairement définies ;
- des emplacements adaptés au poids des produits ;
- une maintenance régulière du matériel ;
- des postes de travail ergonomiques ;
- une formation continue des opérateurs ;
- des consignes simples et accessibles ;
- des objectifs de cadence réalistes.
L’optimisation des parcours peut également limiter les déplacements inutiles et réduire l’exposition des collaborateurs aux manutentions répétitives.
🔗 À lire aussi : Et si on prenait soin de nos magasiniers ?
Quelle erreur coûte réellement la plus cher ?
La réponse dépend surtout de l’activité. Dans un entrepôt qui traite des produits à forte valeur, un écart de stock peut être particulièrement coûteux. pour une activité e-commerce, les erreurs de préparation et les retours peuvent rapidement devenir prioritaires. Tandis que dans un environnement très manuel, les déplacements et les risques physiques pèseront davantage.
Pour identifier la principale source de coût, il est possible de suivre certains indicateurs, tels que :
- le taux de fiabilité des stocks ;
- le taux d’erreur de préparation ;
- le nombre de retours liés à une erreur logistique ;
- le temps moyen de préparation ;
- le nombre de lignes préparées par heure ;
- la distance parcourue par commande ;
- le nombre de corrections manuelles ;
- les accidents, incidents et jours d’absence.
Comment un WMS aide-t-il à éviter ces erreurs en entrepôt ?
En somme, un WMS comme Satelix WMS permet de piloter les opérations réalisées à l’intérieur de l’entrepôt. En quelques mots, le WMS permet de :
- contrôler les marchandises à la réception
- identifier les articles avec des codes-barres ;
- proposer ou enregistrer les emplacements ;
- guider les préparateurs ;
- vérifier les références prélevées ;
- tracer chaque mouvement ;
- faciliter les inventaires ;
- synchroniser les informations avec l’ERP.
Et pour une PME, alors ? 🤨
Pour une PME, l’enjeu n’est pas nécessairement d’automatiser tout l’entrepôt. Il s’agit d’abord de sécuriser les opérations essentielles et de supprimer les tâches qui n’apportent aucune valeur (rechercher une palette, ressaisir une quantité ou corriger une commande déjà expédiée, etc.).
🔗 Et si vous hésitez encore, voici 5 critères pour choisir un WMS pour PME.
Découvrez ce que Satelix WMS peut faire pour votre PME
Vous avez aimé cet article ? Suivez-nous sur LinkedIn pour ne rien manquer de notre actualité ! 😌




